Quinze images d’une même séance. Tessa traverse les ruelles de la Vieille-Ville, passe sous les arcades, franchit les portes. Parfois elle s’arrête et la main se pose : sur la vasque d’une fontaine, sur la date gravée de 1845, sur le bronze d’un heurtoir au lion.
Je photographie ce que les mains ont laissé dans la pierre. Ces usures ne sont pas des dégradations, ce sont des gestes que la matière a retenus. La molasse de Genève vient des carrières voisines et passe presque aussitôt au bâti : entre la main qui taille et la main qui touche, la chaîne est courte.
Traverser, puis s’arrêter et poser la main.
