Derrière la porte

Une main émerge de l'ombre et se pose contre le bord d'une porte, dans la Vieille-Ville de Genève. Le corps reste dans le noir du dedans ; seule la main atteint la lumière.

Une main et un avant-bras nu émergent de l'obscurité et se posent contre le bord clair d'une porte entrouverte, le corps invisible dans le noir, Vieille-Ville de Genève, noir et blanc.
Derrière la porte — Vieille-Ville, Genève

Du corps dans l’ombre, seule la main atteint la lumière.

Une main sort du noir et se pose contre le bord de la porte. Le bras est nu, la chair éclairée, mais le corps demeure dans l’ombre du dedans — happé, invisible, réduit à ce seul geste qui atteint la lumière. La main est sur la limite : ni dehors ni dedans, à l’exacte frontière où l’obscurité cède au jour. C’est peut-être là tout le passage — non pas le pas qui franchit, mais l’instant suspendu où une part de soi touche déjà l’autre côté quand le reste hésite encore dans le noir.