
On frappe toujours à une porte plus vieille que soi.
Une main saisit l’anneau de bronze. Le lion, sculpté dans le bois noirci de la porte, le garde depuis des siècles. La peau vivante contre le métal froid — avant cette main, d’autres ont soulevé le même anneau ; d’autres le soulèveront. Le passage tient dans ce contact bref : la seconde où le corps touche ce qui lui survivra.