Deux seuils

Une cour de la Vieille-Ville de Genève, vue depuis la rue à travers une grille en fer forgé. Une figure la traverse, atteint la porte, y pose la main. Deux passages emboîtés, et le regard doit franchir le premier pour atteindre le second.

Clienttravail personnel
Date de publicationjuin 2026
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Il faut d’abord franchir la grille pour voir la porte.

Depuis la rue, une grille en fer forgé s’ouvre sur une cour. Au fond, une porte de bois cintrée, son imposte ouvragée, quelques buis en pot. Entre les deux, une figure traverse, de dos, découpée par les barreaux qui filtrent le regard. Puis elle atteint le battant et y pose la main. Le second seuil est là, elle ne l’a pas encore franchi.

Ces cours de la Vieille-Ville sont faites d’attentes successives. On passe la grille, on traverse, on frappe, on attend encore. Chaque limite en annonce une autre, et l’on n’entre jamais d’un seul mouvement. Le regard qui vient de la rue subit la même chose : il doit d’abord traverser le fer avant d’atteindre le bois. Photographie réalisée à Genève, dans une écriture d’auteur qui lit la ville par ses seuils.